Annexe 3 : Groupes de travail - Mettre au point un programme pour obtenir des résultats : actions et initiatives précises

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Les groupes de travail des trois champs d'activité se sont réunis une deuxième fois pour élaborer des spécifications et des initiatives, pour définir les responsabilités et les échéances qui s'y rattachent et pour déterminer et confirmer les engagements spécifiques qui contribuent au succès de l'action ou de l'initiative. Les rapports qui suivent font état de leurs discussions.

Éducation

Partant des principaux défis indiqués au cours des ateliers de la veille et des stratégies élaborées par la suite par le groupe de travail pour faire face à ces défis et les surmonter, les participants ont élaboré plusieurs actions et initiatives précises.

Le groupe était fortement d'avis que le changement doit prendre sa source au niveau postsecondaire. Pour motiver les adolescents à continuer l'apprentissage de la langue seconde pendant tout le niveau secondaire, il doit y avoir assez de possibilités au niveau postsecondaire pour que les étudiants continuent en langue seconde ou dans une combinaison des deux langues officielles, que ce soit au collège, à l'université ou dans le milieu du travail. Les types de programmes, les choix de cours et le nombre de places pour les étudiants doivent augmenter.

Il faut renforcer la formation des enseignants à tous les niveaux d'enseignement : élémentaire, secondaire et postsecondaire. On a demandé que le perfectionnement professionnel des enseignants au programme de base et au programme d'immersion soit amélioré avant et pendant leur service, en mettant l'accent surtout sur les régions rurales et éloignées. L'enseignement de la langue seconde comporte des défis très particuliers; la nomination de spécialistes du FLS pourrait apporter quotidiennement un appui pratique dans les écoles. On pourrait affecter des tuteurs ou des aides à l'enseignement dans les classes pour aider les élèves qui ont besoin d'une aide supplémentaire pour maîtriser le FLS.

En utilisant la technologie de l'information, on pourrait établir des mentorats entre les élèves et des mentors bilingues dans les domaines des affaires, des arts et de la culture, ce qui amènerait à mieux comprendre l'application du bilinguisme dans le monde du travail et à mieux apprécier les possibilités qui s'ouvrent aux étudiants qui persistent à demeurer dans les programmes d'apprentissage des langues secondes ou les programmes bilingues. On devrait développer un annuaire des carrières qui requièrent le bilinguisme et le mettre à la disposition des professeurs, des étudiants et des parents.

Un centre national de données, réelles ou virtuelles, pourrait répondre à bien des besoins des chercheurs, des enseignants, des élèves et des parents. Il existe déjà de nombreux sites Web. Un excellent exemple est le site de Canadian Parents for French, qui pourrait servir de point central ou de portail pour un grand nombre d'organisations, chacune pouvant aménager son information à sa façon. Des groupes conseils comme l'Institut d'études pédagogiques de l'Ontario, l'Association canadienne des professeurs de langues secondes (ACPLS), et l'université McGill pourraient collaborer à ce projet.

Pour façonner l'opinion publique et susciter son appui, on a suggéré plusieurs initiatives. On devrait recruter des personnages en vue du monde des arts, de la culture et des sports pour servir d'ambassadeurs du bilinguisme. L'idée de mettre sur pied une campagne nationale a recueilli de nombreux appuis, même si on a souligné que la question du processus serait un défi qui nécessiterait la participation des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux. La CBC et Radio-Canada pourraient jouer un rôle de chef de file dans cette initiative.

On devrait nommer un champion qui pourrait porter la proposition devant le Conseil des ministres de l'Éducation, Canada (CMEC). On a suggéré de communiquer avec le premier ministre nouvellement élu de Terre-Neuve-et-Labrador, qui a déjà été professeur de français.

On pourrait utiliser l'Internet comme instrument de la campagne et pour faire connaître de façon générale les avantages d'apprendre une langue seconde. Cette promotion devrait placer le français en contexte dans le monde des langues, et le message pourrait comprendre l'idée de respect pour toutes les langues, et non seulement du bilinguisme au Canada.

La compétence des élèves et des professeurs est une source constante de préoccupation. Les niveaux de compétence doivent être définis, établis et mis en application. Le CMEC peut assumer le rôle de chef de file dans ce domaine et l'Association canadienne des professeurs d'immersion (ACPI) pourrait aussi participer. La capacité de conversation en français devrait jouer un rôle important dans l'évaluation de la compétence d'un candidat bilingue. Les certificats de compétence devraient être renouvelés pour maintenir leur validité. L'évaluation des professeurs doit porter avant tout sur la méthodologie de même que sur la compétence langagière.

La compétence se rattache à la reconnaissance de la réussite, surtout pour les élèves. On pourrait concevoir une structure à différents niveaux de réussite, à l'intention de différents groupes d'âge. Le Commissariat aux langues officielles a déjà conçu un prix de réussite en langue seconde comme projet pilote. Cette fois encore, le CMEC devrait parrainer et appuyer cette sorte d'initiatives.

Le groupe était résolument d'avis que, pour convenir aux élèves d'aujourd'hui, l'apprentissage des langues secondes devrait recevoir une infusion d'enthousiasme et de fraîcheur. Un moyen pratique de réussir cela est de faire mieux connaître la grande variété d'échanges d'élèves en langue seconde, qui existent sous toutes sortes de formes, des programmes officiels crédités de trois à neuf mois aux camps musicaux d'été, jusqu'à l'hébergement individuel dans les familles. Il existe aussi des emplois coopératifs d'expérience de travail, et les entreprises pourraient être encouragées à leur faire une plus large place vu qu'ils constituent une excellente occasion pour des étudiants de niveau secondaire d'acquérir de l'expérience de travail et de pratiquer leur langue seconde dans le monde réel.

Il faudrait établir un système formel de soutien financier aux échanges d'étudiants puisque, dans bien des cas, c'est le manque d'argent et non le manque d'intérêt qui empêche les étudiants de participer. Selon les étudiants présents dans ce groupe, il est difficile d'avoir accès à l'information sur les échanges et si plus d'étudiants étaient au courant de ces possibilités, un plus grand nombre y participerait.

Établir des échanges virtuels est une option moins coûteuse. Cela pourrait prendre la forme de mentorats pour aider sur les plans des études postsecondaires ou du travail, ou encore de contacts entre pairs pour susciter l'amitié entre enfants d'âge et d'intérêts semblables. Ces échanges pourraient être intégrés au système scolaire.

Améliorer l'accès et l'exposition aux arts, aux médias et à la culture dans la langue seconde est un moyen important pour augmenter l'attrait pour les étudiants. Des échanges de groupes musicaux, de chorales et de troupes de théâtre entre écoles aideraient à atteindre ce but. Un autre moyen serait de diffuser MuchMusic et MusicPlus d'un océan à l'autre pour promouvoir le bilinguisme parmi les jeunes.

Le fait de briser le moule de l'éducation traditionnelle peut engendrer d'énormes bénéfices. Par exemple, pour améliorer le français de base, une période intensive allant jusqu'à six mois de fonctionnement en français en dehors du programme habituel suscite la motivation des élèves à apprendre une langue seconde. On a recours à des projets, des activités et des habiletés en langue de communication pour enseigner le français, et à la fin de la période, l'élève parle le français spontanément, ce qui arrive rarement dans le cadre des cours de français de base.

Des personnes et des organisations ont pris les engagements suivants :

  • Mme Sally Rehorick, directrice du Centre de langues secondes de l'Université du Nouveau-Brunswick, dirigera l'élaboration d'un profil de compétences pour les professeurs de langue seconde conjointement avec d'autres institutions postsecondaires impliquées dans la préparation d'enseignants et avec la contribution de ministères de l'Éducation et d'associations professionnelles.
  • La Société pour la promotion de l'enseignement de l'anglais (langue seconde) au Québec s'est engagée à créer un inventaire semblable et à le publier sur son site Web.
  • L'Association canadienne des professeurs de langues secondes (ACPLS) diffusera l'information dont elle dispose au sujet de l'enseignement en langue seconde et la publiera sur son site Web. Elle dressera un inventaire d'entreprises qui sera accessible dans les deux langues officielles. Mme Carolyn King, présidente, a offert le site Web de l'Association pour faciliter les contacts en vue d'élaborer tous les programmes qui ont pris naissance à ce symposium. Mme Nicole Thibault, directrice exécutive, fera connaître les ressources disponibles par l'ACPLS.
  • Le Collège universitaire Glendon continuera d'œuvrer à son projet d'établir des liens avec des mentors de langue seconde partout au Canada et d'améliorer ses cours protégés où les étudiants peuvent suivre un cours dans leur langue seconde et bénéficier du tutorat des professeurs tout en obtenant le double de crédits.
  • Mme Ruth Baumann, secrétaire-trésorière de la Fédération des enseignantes et des enseignants de l'Ontario (FEO) facilitera, par l'entremise de la FEO, la diffusion aux enseignants d'information sur les ressources disponibles.
  • Mme Micheline, présidente de la société pour la promotion de l'enseignement de l'anglais, langue seconde, au Québec (SPEAQ), fera la promotion, par lèentremise de son organisation, des ressources disponibles.
  • La Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants poursuivra sa recherche sur les charges de travail des professeurs de langue seconde et publiera ultérieurement un inventaire des qualifications.
  • Mme Maria David Evans, sous-ministre de l'enseignement en Alberta, s'est engagée à embaucher dans son ministère un étudiant ou une étudiante de niveau universitaire qui suit des cours en français pour contribuer à l'initiative de langue seconde de son ministère pendant un été.

Affaires

En se référant aux principaux défis dégagés lors de l'atelier de la veille et aux stratégies que le groupe de travail a ensuite élaborés pour faire face à ces défis et les surmonter, les participants ont élaboré plusieurs actions et initiatives précises. Ils se sont efforcés de concevoir une action, de trouver un chef de file et de proposer un système de soutien pour chacune.

Le groupe s'est d'abord attaqué au défi d'augmenter l'interaction culturelle. Les participants ont proposé quatre actions. Les emplois d'été devraient permettre aux étudiants d'aller d'une province à l'autre, sous la direction du gouvernement et avec l'appui du milieu des affaires. La deuxième action serait d'établir des normes linguistiques, sous la direction des associations professionnelles et avec l'appui des entreprises bilingues. La troisième action est l'orientation des employés, sous la direction d'associations et d'entreprises pancanadiennes. La dernière action consisterait à faciliter l'accès au contenu diffusé dans d'autres langues, sous la direction du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), avec l'appui des diffuseurs publics et privés et de l'Office national du film du Canada.

Un participant a émis le commentaire que l'utilisation des moyens de diffusion est indispensable à l'appui au bilinguisme. La technologie joue maintenant un rôle de premier plan; par exemple, les disques DVD offrent le choix de la langue.

Un autre participant a mentionné que le Conseil de l'unité canadienne offre pendant l'été un programme d'échanges d'étudiants qui consiste à jumeler des étudiants anglophones et francophones. Ils échangent emploi et résidence pour l'été.

Un autre participant a dit qu'il aimerait voir les entreprises de presse de langue anglaise couvrir les nouvelles et les spectacles du Québec et augmenter ainsi la sensibilisation et l'accès à la programmation française grâce à divers contenus de la télévision par câble.

Sur la question de créer une réaction de panique en créant un index, un membre du groupe a mentionné qu'il avait engagé son organisme, le Centre de recherche et d'information sur le Canada, à appuyer la création de cet index et à constituer une longue liste de donateurs potentiels pour le soutenir. Par exemple, le Conference Board du Canada pourrait être un bon chef de file pour l'index, alors que le soutien et la structure pourraient être fournis par le Canada Business Council et des entreprises individuelles. Il a ajouté que le fait d'inclure les écoles de commerce et le secrétariat du G8 pour créer un consortium de partenaires intéressés, de donner la recherche en sous-traitance et de trouver un diffuseur afin d'appuyer l'index permettrait qu'on commence rapidement à mettre cette idée à exécution.

Pour répondre à la question de la promotion par la reconnaissance, le groupe a suggéré de créer un partenariat formé de dirigeants d'entreprises et de représentants de tous les ordres de gouvernement pour préparer des critères de récompense et un logo pour l' e xcellence. Les entreprises qui remporteraient la récompense pourraient utiliser le logo dans toutes leurs publicités. La création d'une campagne de marketing virale mettrait en évidence des histoires d'entreprises convaincantes et du leadership. Le groupe n'a pu s'entendre sur un organisme qui assumerait le rôle principal ou sur un organisme de soutien pour les récompenses. Un membre du groupe a engagé 5 000 $ à 10 000 $ provenant de sa compagnie pour démarrer le programme de récompenses. Il a expliqué que cet encouragement à poursuivre l'excellence dans les deux langues officielles susciterait un très grand intérêt dans les différents domaines d'entreprises.

Quant à la difficulté de créer des occasions d'établir des réseaux, un membre du groupe a dit qu'il ne suffit pas de créer un réseau basé sur la technologie de l'information. Il doit y avoir un moyen de faire connaître des modèles existants. En prenant Mountain Equipment Co-op comme modèle à l'échelle nationale et internationale et en utilisant des idées d'autres groupes, l'index pourrait fonctionner en ligne. Le groupe a décidé que Industrie Canada ferait un très bon chef de file pour ce projet si on y adjoignait un comité d'appoint pour aider à élaborer le concept, pour trouver des partenaires majeurs et pour diriger les activités et la recherche. Ce réseau pourrait devenir un centre d'échanges pour promouvoir les avantages du bilinguisme dans l'industrie.

Lors de discussions au sujet du défi d'élaborer une analyse de rentabilité convaincante en matière de bilinguisme, les participants ont pris un des membres comme exemple. Ryan est un petit entrepreneur qui vend de la crème glacée pendant l'été et qui affiche tous ses renseignements dans les deux langues officielles. Son entreprise a tiré profit de classes d'immersion en français de passage et a choisi son comptoir de crème glacée de préférence à une boutique de crème glacée unilingue. On peut décrire ce modèle en quatre phases. La première est celle du développement, faisant appel à des écoles commerciales et aux départements de recherche de certaines universités. La deuxième phase est celle des tests et de l'établissement de modèles, comprenant la création de composantes pouvant être utilisées dans de petites, moyennes ou grandes entreprises. La troisième phase est celle de la diffusion de l'information, qui peut se faire par un réseau, par les médias, par Jeunes entreprises ou par les écoles de commerce. La dernière phase serait la mise en œuvre au moyen d'un réseau ou d'un cours sanctionné par un certificat. Les chefs de file pour ce projet pourraient être le Conference Board du Canada, la Banque de développement du Canada et la Chambre de commerce, avec l'appui de la Fondation canadienne pour l'innovation, de Jeunes entreprises Inc., de classes d'entrepreneurs des écoles secondaires, de la formation des dirigeants, des magazines d'affaires et de Statistique Canada.

Un participant a émis le commentaire que les entreprises pourraient être forcées d'investir dans le bilinguisme si leur impôt en était affecté comme c'est actuellement le cas au Québec. Un autre participant a demandé comment l'argent pourrait être l'élément clé pour encourager le bilinguisme. Un autre participant s'est dit d'avis qu'il serait difficile de demander aux contribuables de payer plus d'impôt si les entreprises profitent de déductions mais pas les contribuables.

Un participant a fait le commentaire que ça coûte quelque chose d'être bilingue, mais que c'est une dépense nécessaire et que les coûts du bilinguisme devraient être déductibles. Un autre participant a répliqué que ces coûts sont effectivement déductibles, et qu'il faudrait le faire savoir aux entreprises.

À la demande de choisir leurs actions favorites parmi celles qui ont été discutées, les participants ont choisi les suivantes :

  • Embaucher les étudiants pendant l'été.
  • Faciliter l'accès au contenu des émissions diffusées dans d'autres langues.
  • Créer un index pour les dirigeants du G8.
  • Créer une campagne de marketing virale pour promouvoir une récompense.
  • Développer une analyse de profitabilité convaincante.

Des personnes et des organismes ont pris les engagements suivants :

  • Andrew Parkin du Centre de recherche et d'information du Canada s'est engagé à appuyer l'élaboration d'un répertoire international des entreprises multilingues.
  • Drake International a promis de faire des expériences avec sa technologie de messagerie interactive pour mettre à l'essai certains points proposés dans la stratégie de marketing virale. François Guay a engagé son entreprise à verser de 5 000 à 10 000 dollars à la campagne de marketing pour créer des récompenses.
  • Ryan Sullivan, membre du Conseil consultatif de la jeunesse du Nouveau-Brunswick, s'est engagé à créer un nouveau modèle d'entreprise qui sera bilingue.
  • Michel Carrier, commissaire aux langues officielles pour le Nouveau-Brunswick, a engagé son ministère à établir plus de contacts avec des entreprises privées comme la Banque de NouvelleÉcosse et Xerox pour continuer à appuyer le bilinguisme, et à rendre cette information publique pour que ces entreprises servent de modèles d'analyses de rentabilité.

Arts, culture et sports

Avant d'entreprendre d'indiquer des actions pour faire suite aux défis et aux stratégies mentionnés par le groupe, les participants ont apporté les précisions suivantes :

Le gouvernement utilise actuellement les données sur le bilinguisme fournies par le recensement. On a alors demandé aux répondants s'ils connaissaient une autre langue; en d'autres termes, l'estimation de leur degré de connaissance était basée sur leur propre déclaration, et aucune norme universelle n'a été appliquée. Il faut qu'il y ait des paramètres pour définir ce qu'est le bilinguisme.

Il serait difficile de doubler le nombre de diplômés bilingues, mais cela pourrait se faire avec les ressources et les enseignants appropriés. Cependant, si on demandait d'inclure dans la définition la capacité d'écrire avec un égale facilité dans les deux langues, ce serait un trop grand fardeau pour les élèves cela rendrait le but trop difficile à atteindre.

Le but d'augmenter le bilinguisme dans la population devrait s'appliquer aux adultes et aux immigrants tout comme aux élèves.

L'attitude des parents est très importante en ce qui a trait au bilinguisme des enfants.

Revenant à l'élaboration d'actions et d'initiatives précises, les participants ont émis les commentaires suivants pendant la discussion :

Les artistes de la communauté pourraient participer aux échanges. Il pourrait aussi y avoir un échange de pièces entre les théâtres en se servant de traductions existantes et de programmes de traduction. Pour faire la promotion des deux cultures, l'idée d'un échange d'artistes devrait être plus vaste que celle des échanges d'étudiants.

En se servant des bons personnages de la télé, « on pourrait présenter beaucoup de choses—allons-y donc avec ce qui va attirer les enfants ». Tout d'abord, il faut trouver ce qui existe et qui pourrait être utilisé. Le fait de connaître ce point serait une indication de ce qu'il faudrait créer. D'autres suggestions consistaient à créer une émission de télévision avec des personnages francophones et anglophones, à trouver des modèles qui pourraient être des « héros de tous les jours » et à créer une annonce de service public sur des modèles d'identification bilingues.

Il faudrait mettre en place une agence dans un ministère pour coordonner les politiques, les activités et le financement des gouvernements. Il ne s'agirait pas là d'une agence de surveillance; elle contribuerait plutôt à faire inscrire les sports, les arts et la culture dans les programmes d'activités des ministres de l'Éducation.

Il ne faut pas oublier les langues des Premières nations pour ce qui est, par exemple, des grands documentaires, qui souvent ne sont pas accessibles aux gens qui ne parlent ni le français ni l'anglais. L'interaction est importante. Il faut poursuivre le dialogue amorcé au cours de ce symposium. Il faut que les ressources soient connues et accessibles. C'est « bien plus facile si la capacité de traduire est en vous » plutôt que d'être obligé d'avoir recours à des moyens comme des sous-titres.

Il faudrait considérer des ressources autres que celles qui sont disponibles auprès des gouvernements. Les gouvernements mettent des conditions aux subventions, ce qui peut limiter les actions. De plus, les gouvernements devraient avoir une liste des projets qu'ils ont subventionnés.

Les organismes et les groupes devraient trouver quels autres groupes ont reçu des subventions et demander : « Comment avez-vous obtenu l'argent? » et agir ensuite d'après l'information.

Une manière d'approcher les jeunes à propos du bilinguisme serait de créer un réseau de télévision bilingue sans traduction. On utiliserait des personnages animés.

Parmi les actions exprimées et inscrites, les participants ont indiqué les actions clés suivantes :

  • Améliorer les partenariats et la synergie entre les organismes artistiques et les organismes de la communauté.
  • Créer et mettre en place des programmes qui intègrent le bilinguisme, les arts, la culture et les sports pour les tout jeunes enfants.
  • Créer un réseau de télé bilingue.
  • Améliorer l'accessibilité aux documents culturels, artistiques et sportifs.
  • Dans les publications imprimées ou électroniques, faire des annonces publicitaires pour promouvoir les avantages qu'une société civile qui connaît une langue seconde peut en retirer.
  • Instaurer des postes musicaux de radio ou de télé ayant un contenu linguistiquement mixte et fournis sans frais dans tout le pays.

Tenant compte des ressemblances et des chevauchements, les cinq actions clés à mettre de l'avant pour faire suite aux cinq grandes stratégies ont été finalisées comme suit avec l'assentiment du groupe :

  • Pour appliquer la stratégie de coordonner les politiques, les activités et le financement des gouvernements responsables afin d'appuyer les buts, les participants ont recommandé de faire inscrire les arts, la culture et les sports aux programmes d'action des ministres de l'éducation. Le CMEC agirait comme chef de file, appuyé par Patrimoine canadien.
  • Pour mettre en œuvre la stratégie d'appuyer les échanges linguistiques entre les milieux des sports, de la culture et des arts, le groupe a suggéré d'organiser une campagne de promotion au moyen de brochures, de l'Internet et de publications à l'intention des enseignants et des animateurs culturels à propos des nombreuses ressources qui existent, par exemple les programmes actuels d'échanges linguistiques. On a suggéré que Connexion jeunesse prenne le rôle de leader, avec l'appui d‘Échanges Canada et de la Société éducative de visites et d'échanges au Canada (SEVEC).
  • À propos de la stratégie d'utiliser les nouvelles technologies interactives de communication pour mettre les élèves en contact avec des modèles bilingues, les participants ont recommandé de créer des capsules bilingues de 60 secondes mettant en vedette des réussites. Les communautés de l'histoire, des arts et des sports pourraient prendre le leadership avec l'appui du secteur privé.
  • On devrait continuer à paufiner la stratégie visant à raffermir la cohésion dans la diffusion, la distribution et la promotion des ressources artistiques logées dans les institutions publiques actuelles à l'aide des sociétés comme l'ONF, Téléfilm, la CBC et Radio-Canada, ainsi que l'Aboriginal Peoples Television Network (APTN), pour augmenter l'accès à leurs réalisations en éliminant les droits éducatifs, par le développement de soutien pédagogique et par l'archivage et la numérisation. L'ONF pourrait prendre le leadership, avec l'appui d'autres organismes comme les organisations d'enseignants.
  • Pour donner suite à la stratégie de bâtir sur les ressemblances, de mettre en valeur les différences et de faire connaître les deux, les participants ont recommandé de former les enseignants au moyen d'ateliers professionnels pour leur faire comprendre la réalité du bilinguisme. Les facultés d'éducation prendraient le leadership, avec l'appui du CMEC.

Des personnes et des organismes ont pris les engagements suivants :

  • M. Jack Jedwab, directeur exécutif de l'Association d'études canadiennes (AEC), utilisera les magazines de l'organisme (Canadian Issues/Thèmes canadiens, Canadian Diversity/Diversité canadienne) pour faire la promotion de messages bilingues positifs.
  • La Bibliothèque nationale du Canada dressera un inventaire des produits et des ressources à la disposition des enseignants dans le domaine de la culture et des arts bilingues. M. Roch Carrier, administrateur national, utilisera les publications de la Bibliothèque pour promouvoir la connaissance et l'usage des ressources disponibles du patrimoine.
  • Le commissaire de l' Office national du film, M. Jacques Bensimon, s'est engagé à être un catalyseur auprès des institutions des arts et de la culture, afin de coordonner les politiques et les investissements gouvernementaux et de développer une plus grande cohésion en ce qui concerne la promotion, la distribution et la diffusion des ressources culturelles.

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