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Pleins feux sur le bilinguisme - L'opinion publique d'un océan à l'autre

Le Commissariat aux langues officielles a demandé au Centre de recherche Décima, en février 2006, de sonder la population canadienne pour connaître son opinion au sujet du bilinguisme au Canada. Un sondage mené entre octobre et novembre 2006 par CROP pour le compte de Radio-Canada confirme les résultats obtenus. En voici un bref aperçu.

Le bilinguisme au Canada

  • Environ 7 Canadiens sur 10 se disent personnellement en faveur du bilinguisme de l’ensemble du pays (Décima), un appui largement confirmé par le sondage CROP/Radio-Canada.

  • L’appui élevé accordé au bilinguisme, partout au Canada, est surtout attribuable à l’appui grandissant des anglophones hors Québec, qui a connu une hausse de 19 % entre 2003 et 2006. (Décima)

  • Chez les jeunes de 18 à 34 ans, l’appui au bilinguisme canadien s’élève aujourd’hui à 80  %. (Décima)

  • Selon 9 Canadiens sur 10, le bilinguisme est un facteur de réussite dans le monde. (Décima)

  • Selon 70 % de la population, la politique canadienne des langues officielles fait partie de ce qui définit notre pays. (Décima)

Le bilinguisme dans la fonction publique

  • Plus de 9 Canadiens sur 10 exigent d’un premier ministre fédéral qu’il soit bilingue. (CROP)

  • La très vaste majorité des Canadiens s’attend à ce que les personnes qui occupent des postes de dirigeant politique ou de haute gestion soient bilingues. (CROP)

L'apprentissage de l'autre langue officielle

  • Quelque 8 Canadiens sur 10, dont 94 % de francophones, pensent que l’obtention d’un emploi est une raison valable de devenir bilingue. (Décima)

  • La majorité (57 %) des Canadiens trouvent que le taux de bilinguisme à l’extérieur du Québec (qui atteint 1 personne sur 10) est insuffisant; et 74 % des francophones pensent de même. (CROP)

  • Selon 83 % des Canadiens, il est important que les enfants apprennent une langue autre que l’anglais; presque tous les Québécois (98 %) estiment qu’il est important que les enfants apprennent une langue autre que le français. Le français est le premier choix de deuxième langue dans toutes les provinces, excepté au Québec où l’anglais est nommé dans 88 % des cas.

L'enseignement du français à l'extérieur du Québec

  • 77 % des Canadiens et des Canadiennes estiment que les deux groupes de langue officielle devraient jouir d’une éducation de qualité égale, même en situation minoritaire. (Décima)

  • Environ 7 Canadiens sur 10 de l’extérieur du Québec sont d’avis que l’enseignement du français devrait être obligatoire dans toutes les écoles primaires. (CROP)

Aperçu régional

  • Les taux d’appui les plus élevés en faveur d’un bilinguisme dans l’ensemble du Canada proviennent du Québec (91 %) et de l’Atlantique (77 %). Le pourcentage le moins élevé se trouve en Alberta (58 %), ce qui correspond tout de même à la majorité de la population albertaine. (Décima)

  • En Saskatchewan et au Manitoba, on observe un bond de 24 % en faveur du bilinguisme de l’ensemble du Canada entre 2003 et 2006. (Décima)

  • C’est au sein de la population de la Colombie-Britannique que l’on constate la plus importante hausse en faveur de l’instauration d’un bilinguisme provincial, passant d’un appui de 41 % en 2003 à 59  % en 2006. (Décima)

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    TABLEAU RÉSUMANT L'OPINION PUBLIQUE (EN %) DANS DIFFÉRENTES RÉGIONS DU CANADA

    Tableau résumant l'opinion publique (en %) dans différentes régions du Canada

    Québec
    • 91 % sont en faveur du bilinguisme de l’ensemble du Canada. (Variation de + 2 %, 2003-2006). Le Québec est la province où l’appui est le plus marqué.

    • 85 % sont en faveur d’un bilinguisme de la province. (Variation de + 2 %, 2003-2006)

    • 83 % sont d’accord pour que l’on consacre davantage de ressources aux écoles des minorités linguistiques afin de garantir qu’elles fournissent la même qualité d’enseignement que les écoles de la majorité.

    • 98 % croient qu’il est important que les enfants apprennent une langue autre que le français.

    • 88 % sont d’avis que l’anglais serait la langue la plus importante à apprendre après le français.


    Atlantique

    • 77 % sont en faveur du bilinguisme de l’ensemble du Canada. (Variation de + 23 %, 2003-2006)

    • 79 % sont en faveur d’un bilinguisme de leur province. (Variation de + 16 %, 2003-2006)

    • 85 % sont d’accord pour que l’on consacre davantage de ressources aux écoles des minorités linguistiques afin de garantir qu’elles fournissent la même qualité d’enseignement que les écoles de la majorité.

    • 90 % croient qu’il est important que les enfants apprennent une langue autre que l’anglais.

    • 90 % sont d’avis que le français serait la langue la plus importante à apprendre après l’anglais.


    Ontario

    • 66 % sont en faveur du bilinguisme de l’ensemble du Canada. (Variation de + 21 %, 2003-2006)

    • 66 % sont en faveur d’un bilinguisme de leur province. (Variation de + 14 %, 2003-2006)

    • 76 % sont d’accord pour que l’on consacre davantage de ressources aux écoles des minorités linguistiques afin de garantir qu’elles fournissent la même qualité d’enseignement que les écoles de la majorité.

    • 84 % croient qu’il est important que les enfants apprennent une langue autre que l’anglais.

    • 71 % sont d’avis que le français serait la langue la plus importante à apprendre après l’anglais.


    Manitoba / Saskatchewan

    • 66 % sont en faveur du bilinguisme de l’ensemble du Canada. (Variation de + 24 %, 2003-2006) 63 % sont en faveur d’un bilinguisme de leur province. (Variation de + 17 %, 2003-2006)

    • 73 % sont d’accord pour que l’on consacre davantage de ressources aux écoles des minorités linguistiques afin de garantir qu’elles fournissent la même qualité d’enseignement que les écoles de la majorité.

    • 78 % croient qu’il est important que les enfants apprennent une langue autre que l’anglais.

    • 64 % sont d’avis que le français serait la langue la plus importante à apprendre après l’anglais.


    Alberta

    • 58 % sont en faveur du bilinguisme de l’ensemble du Canada, l’appui le moins élevé au Canada. (Variation de + 17 %, 2003-2006)

    • 53 % sont en faveur d’un bilinguisme de leur province. (Variation de + 14 %, 2003-2006)

    • 69 % sont d’accord pour que l’on consacre davantage de ressources aux écoles des minorités linguistiques afin de garantir qu’elles fournissent la même qualité d’enseignement que les écoles de la majorité.

    • 80 % croient qu’il est important que les enfants apprennent une langue autre que l’anglais.

    • 57 % sont d’avis que le français serait la langue la plus importante à apprendre après l’anglais.


    Colombie-Britannique

    • 68 % sont en faveur du bilinguisme de l’ensemble du Canada. (Variation de + 22 %, 2003-2006)

    • 59 % sont en faveur d’un bilinguisme de leur province. (Variation de + 18 %, 2003-2006)

    • 73 % sont d’accord pour que l’on consacre davantage de ressources aux écoles des minorités linguistiques afin de garantir qu’elles fournissent la même qualité d’enseignement que les écoles de la majorité.

    • 88 % croient qu’il est important que les enfants apprennent une langue autre que l’anglais

    • 44 % sont d’avis que le français serait la langue la plus importante à apprendre après l’anglais.