Section 3 : Défis, stratégies et moyens d'action liés aux trois thèmes
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Éducation
Points de vue des conférenciers
Deux représentants de la commission scolaire d'Edmonton (Stuart Wachowicz et Wally Lazaruk), qui faisaient partie du panel sur l'éducation, ont décrit une expérience fort réussie pour augmenter les inscriptions dans les programmes d'enseignement du français langue seconde et pour évaluer les compétences des élèves.
Stuart Wachowicz a indiqué que, de 1992 à 2003, le nombre d'élèves apprenant le français en Alberta avait diminué (35 p. 100 de moins d'élèves en immersion française et 37 p. 100 de moins dans les programmes de français langue seconde). On a tenté, par une étude multidimensionnelle, de trouver des moyens d'améliorer les programmes de langue seconde et d'inciter les élèves à persévérer dans ces programmes. L'étude a donné lieu à plusieurs recommandations, dont celles de former un vaste comité consultatif des langues, de s'ajuster aux normes internationales, de consacrer un minimum de temps à l'enseignement des langues, d'améliorer la formation professionnelle et de promouvoir l'apprentissage du français.
Les écoles publiques d'Edmonton ont consacré 400 000 dollars par année pendant trois ans au renouvellement des programmes de français. On visait à ce que le nombre d'inscriptions dans les cours de français ait doublé d'ici 2007. Ce but sera atteint en 2006.
Il était important de mettre en place un moyen d'évaluer le niveau de maîtrise de la langue seconde chez les élèves, de travailler avec des francophones, d'élaborer des programmes d'enseignement et d'obtenir des ressources d'apprentissage supplémentaires. Après avoir diminué pendant douze ans, le nombre d'inscriptions aux programmes de français avait augmenté à la fin de la première année du projet. Avec la mise en place de normes d'évaluation, le niveau de confiance des élèves a augmenté, et le moral du personnel enseignant s'est amélioré. Le projet, qui en est à sa deuxième année, prend de l'expansion et va atteindre ses objectifs. Selon Stuart Wachowicz : « Cela va aider les élèves et le Canada. »
Wally Lazaruk a décrit comment les tests linguistiques de la Commission de la fonction publique du Canada (CFP) ont été utilisés pour évaluer les compétences de 84 finissantes et finissants de la 12e année en Alberta qui s'étaient portés volontaires. La plupart ont atteint le niveau intermédiaire et quelques-uns ont obtenu le niveau « exemption ». L'Alberta est un cas-type pour l'utilisation des normes de la CFP partout au Canada. Les résultats des tests de la CFP ont été source d'encouragement pour les élèves, et une forme de reconnaissance de même qu'un point de repère pour évaluer leurs connaissances.
Deux autres panélistes (Sharon Lapkin, professeure à l'Institut d'études pédagogiques de l'Ontario, et Susan Forward, enseignante de Terre-Neuve-et-Labrador) ont parlé de l'importance de rendre le français plus « tangible », de renforcer l'enseignement du français de base, de reconnaître les succès des élèves et d'instaurer une collaboration étroite entre tous les intervenants.
Selon Sharon Lapkin, le Canada joue un rôle de chef de file au titre de la recherche concernant le français langue seconde. Pendant 40 ans, les recherches ont démontré l'importance de rendre le français pertinent. Il faut que le français soit « tangible ». Pour changer les attitudes négatives des élèves, il faut mettre en valeur les avantages d'apprendre le français, établir des partenariats pour éviter d'isoler le français et bien faire comprendre aux élèves que l'apprentissage d'une langue est une chose difficile.
Elle a suggéré d'utiliser les ressources du milieu, d'intégrer le français à d'autres matières et de susciter des rencontres entre les élèves apprenant le français et les élèves francophones, en ayant recours, par exemple, à des échanges entre élèves. Il y a aussi lieu d'avoir recours aux technologies de l'information, comme le courriel et Internet. Il faut un bassin de ressources et de professeurs compétents.
Mme Lapkin a conclu en disant que ce défi peut être relevé, puisque la volonté politique est au rendez-vous.
Susan Forward a présenté le point de vue d'une enseignante. Selon elle, il faut axer les efforts sur le programme cadre de français. Le français ne devrait pas être obligatoire; il doit plutôt répondre aux besoins des élèves. Or, les cours actuels ne répondent pas à ces besoins. Il faut mettre l'accent sur la communication orale. Mme Forward a aussi souligné l'importance de mettre en valeur les réussites des élèves. Grâce à des certificats et des appuis provenant des milieux des affaires et des sports ainsi que des médias, on pourrait souligner les efforts des élèves terminant le programme cadre de français. Lors de la remise des diplômes, outre leur diplôme d'études secondaires, les élèves pourraient recevoir un certificat pour l'apprentissage du français.
Mme Forward estime que les provinces et les associations qui font la promotion des langues secondes devraient travailler ensemble pour offrir un perfectionnement professionnel aux enseignants ayant besoin de soutien. Si l'on veut que tous les élèves réussissent, il faut apporter des changements à l'enseignement, à ses méthodes et à son contenu.
Groupe de travail sur l'éducation : défis et stratégies
Réunis en groupe de travail, les participants et les participantes ont cerné quatre défis : garder les élèves, mobiliser l'opinion publique, rendre le français plus vivant dans le quotidien et renouveler les méthodes d'enseignement et d'apprentissage.
Quant aux stratégies et aux moyens d'action, on en a évoqués plusieurs : attirer du personnel enseignant compétent, mettre sur pied des centres spécialisés, élaborer des normes nationales, reconnaître les réalisations des élèves, promouvoir les avantages d'apprendre les deux langues officielles et, surtout, transmettre l'idée que l'apprentissage d'une deuxième langue, c'est « vraiment génial ».
Ce groupe de travail est d'avis que d'importants changements doivent avoir lieu au niveau de l'enseignement supérieur. Afin de motiver les adolescents à poursuivre l'apprentissage de la langue seconde pendant toute la durée de leurs études secondaires, il doit y avoir des possibilités de continuer cet apprentissage au collège, à l'université ou dans le milieu du travail.
Les membres de ce groupe ont demandé que soit renforcée la formation en enseignement à tous les niveaux scolaires. Le perfectionnement professionnel doit être amélioré, particulièrement dans les régions rurales et éloignées.
On pourrait établir des mentorats entre les élèves et des mentors bilingues dans divers domaines d'activité (affaires, arts et culture) au moyen des technologies de l'information.
Les participants et les participantes ont aussi évoqué le rôle que pourrait jouer un centre national de données, réelles ou virtuelles, pouvant répondre aux besoins du personnel enseignant, des élèves et des parents.
Les membres du groupe ont recommandé la mise en œuvre d'une campagne de promotion nationale, à laquelle participeraient tous les niveaux de gouvernement ainsi que certains organismes, pour souligner les avantages de l'apprentissage de la langue seconde. On devrait confier à des personnalités de divers milieux le rôle d'ambassadeurs à ce titre.
Il faut mieux définir les normes régissant les compétences des élèves et des enseignants et enseignantes et les appliquer rigoureusement. Le Conseil des ministres de l'Éducation, Canada (CMEC) pourrait assumer le rôle de chef de file à cet égard.
Enfin, le groupe a indiqué que l'on doit insuffler dans l'apprentissage de la langue seconde de l'enthousiasme et de la fraîcheur. Un moyen : mieux faire connaître la panoplie de programmes d'échanges scolaires en langue seconde (programmes crédités, camps musicaux, hébergement dans les familles). Il faut aussi favoriser les postes de travail coopératif. D'autres moyens de dynamiser l'apprentissage doivent être utilisés, par exemple améliorer l'accès aux arts, aux médias et à la culture dans la langue seconde. Il faut s'affranchir du moule de l'éducation traditionnelle.
Engagements — Éducation
Des participants et des participantes ont pris les engagements suivants, en leur nom ou au nom de l'organisme qu'ils représentaient :
- Sally Rehorick, directrice du Centre de langues secondes de l'Université du Nouveau-Brunswick, coordonnera l'élaboration d'un profil de compétences pour les professeurs de langue seconde. Elle le fera conjointement avec d'autres établissements d'enseignement supérieur engagés dans la formation en enseignement ainsi qu'avec la contribution de ministères de l'Éducation et d'associations professionnelles.
- Dans le même sens, la Société pour la promotion de l'enseignement de l'anglais (langue seconde) au Québec s'est engagée à créer un inventaire semblable et à le publier sur son site Web.
- L'Association canadienne des professeurs de langues secondes (ACPLS) diffusera l'information dont elle dispose au sujet de l'enseignement des langues secondes et la publiera sur son site Web. Elle dressera un inventaire d'entreprises qui sera accessible dans les deux langues officielles. Carolyn King, présidente, a indiqué que le site Web de l'Association pourrait être utilisé pour faciliter les contacts en vue d'élaborer tout programme faisant suite au symposium. Nicole Thibault, directrice exécutive, fera connaître les ressources disponibles à l'ACPLS.
- Le Collège universitaire Glendon continuera d'œuvrer à son projet d'établissement de liens avec des mentors de langue seconde partout au Canada et d'amélioration de certains cours que la population étudiante peut suivre dans sa langue seconde et bénéficier du tutorat des professeurs tout en obtenant le double des crédits.
- Ruth Baumann, secrétaire-trésorière de la Fédération des enseignantes et des enseignants de l'Ontario (FEO) facilitera la diffusion d'information sur les ressources disponibles auprès de ses membres, et ce par l'entremise de la FEO.
- La Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants poursuivra sa recherche sur les charges de travail des professeurs de langue seconde et publiera éventuellement un inventaire des qualifications professionnelles.
- Maria David Evans, sous-ministre de l'Apprentissage en Alberta, s'est engagée à embaucher pendant un été un étudiant ou une étudiante de niveau universitaire suivant des cours en français pour contribuer à l'initiative de langue seconde de son ministère.
Affaires et économie
Points de vue des conférenciers
En tant que membre du panel sur les affaires et l'économie, Michael Goldbloom, éditeur du Toronto Star, a affirmé que le Canada était en mesure de profiter du bilinguisme en matière de relations et d'échanges internationaux. Il a donné l'exemple de la ville de Montréal qui a su attirer plusieurs organismes internationaux. Par rapport à une population unilingue, une population bilingue et multilingue est avantagée. L'apprentissage d'une troisième langue est beaucoup plus facile que l'apprentissage d'une deuxième langue. Ce phénomène prédispose les jeunes Canadiens et Canadiennes à devenir multilingues. M. Goldbloom a décrit le journalisme au Canada comme étant un « domaine où le bilinguisme constitue un net avantage ». « En ce qui concerne les perspectives de carrière, un candidat bilingue est beaucoup plus intéressant », a-t-il ajouté.
Peter Robinson, président de Mountain Equipment Co-op (MEC), a décrit l'expansion de son entreprise au Québec et la francisation de ses opérations à Ottawa. En l'espace de 18 mois, la compagnie a ouvert un magasin francophone à Montréal, embauché du personnel bilingue et traduit tous les documents publicitaires (700 000 mots). Un catalogue vient d'être publié en français. Son magasin d'Ottawa a été transformé en entreprise bilingue. En plus d'améliorer le chiffre d'affaires de la compagnie, la francisation a apporté un élément moins tangible, mais tout aussi important : elle a donné à l'entreprise une nouvelle énergie. Des fournisseurs voulant pénétrer le marché du Québec ont sollicité les conseils de MEC. Enfin, M. Robinson a dit préférer embaucher du personnel déjà bilingue plutôt que d'avoir recours à l'aide gouvernementale pour la formation.
Groupe de travail sur les affaires et l'économie : défis et stratégies
Ce groupe a cerné les principaux défis : le lien entre la rentabilité et le bilinguisme n'est pas suffisamment démontré; l'unilinguisme occasionne des pertes d'occasions d'affaires; on ne donne pas assez de visibilité aux exemples de réussites et autres modèles; les groupes linguistiques n'ont pas suffisamment l'occasion de réseauter; les cultures d'affaires des entreprises francophones et anglophones sont difficilement interchangeables.
Les participants et les participantes ont proposé cinq stratégies pour relever ces défis. Il faut élaborer un argumentaire économique démontrant les avantages du bilinguisme; préparer un répertoire international sur les compétences linguistiques des dirigeants d'entreprises (par exemple, ceux des 100 plus grandes entreprises canadiennes); promouvoir le bilinguisme en attribuant des prix; susciter des occasions d'établir des réseaux à l'échelle locale et nationale; augmenter les interactions interculturelles entre les organisations.
En matière d'échanges interculturels, le groupe a fourni plusieurs exemples pour améliorer la situation. Ont été mentionnés, par exemple, la création d'emplois d'été permettant aux étudiantes et aux étudiants d'aller d'une province à l'autre; la définition de normes linguistiques avec l'appui d'entreprises bilingues; une meilleure orientation des employés; un meilleur accès au contenu diffusé dans d'autres langues, en collaboration avec le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC). L'utilisation des technologies de communication, comme les DVD, est également un moyen de susciter des échanges entre les cultures.
Le groupe favorisait une collaboration entre les dirigeants d'entreprises et des représentants gouvernementaux pour élaborer des critères de récompense et un logo que les récipiendaires de celle-ci pourraient utiliser dans leur publicité.
Ils ont décrit d'autres stratégies, comme la mise en œuvre de campagnes publicitaires mettant en vedette les réussites de certaines entreprises attribuables au bilinguisme. Les secteurs de l'éducation, des affaires, des arts, de la culture et des sports doivent travailler ensemble, plutôt qu'isolément.
Engagements — Affaires et économie
Des participants ont pris les engagements suivants, en leur nom ou au nom de l'organisme qu'ils représentaient :
- Andrew Parkin, du Centre de recherche et d'information du Canada, s'est engagé à appuyer l'élaboration d'un répertoire international d'entreprises multilingues.
- Drake International a promis de faire des expériences avec sa technologie de messagerie interactive pour mettre à l'essai certains points proposés dans la stratégie de marketing virale. François Guay s'est engagé, au nom de son entreprise, à verser de 5 000 à 10 000 dollars à la campagne de marketing pour créer des récompenses.
- Ryan Sullivan, membre du Conseil consultatif de la jeunesse du Nouveau-Brunswick, s'est engagé à créer une nouvelle entreprise qui sera bilingue.
- Michel Carrier, commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick, s'est engagé, au nom de son organisme, à établir plus de contacts avec des entreprises privées comme la Banque de la Nouvelle-Écosse et Xerox pour continuer à appuyer le bilinguisme. Il rendra aussi cette information publique pour que ces entreprises servent de modèles aux fins d'analyses de rentabilité.
Arts, culture et sports
Points de vue des conférenciers
En tant que membre du panel sur les arts, la culture et les sports, Richard Pound, président de l'Agence mondiale antidopage, a précisé que la connaissance d'au moins deux langues est essentielle dans les rencontres internationales. Le bilinguisme amène un pays à s'ouvrir. « On ne peut pas comprendre le Canada avec une seule langue. Nous devrions cesser de parler du français comme d'une langue qu'il faut protéger. Nous devrions en faire la promotion, la rendre passionnante », a-t-il dit.
Jacques Bensimon, commissaire de l'Office national du film (ONF), a dit que sous le bilinguisme, il y a le biculturalisme et sous celui-ci, le multiculturalisme. Si la mise en place du bilinguisme à l'échelle nationale au cours des 30 dernières années a connu beaucoup de succès, il reste beaucoup à faire pour promouvoir le bilinguisme individuel. Le bilinguisme est une valeur fondamentale à l'ONF. L'organisme travaille avec des cinéastes francophones et anglophones. Il a recours à divers moyens pour mobiliser les ressources culturelles du pays, transmettre les valeurs communes et susciter l'enthousiasme à l'égard des valeurs comme le bilinguisme. La forme d'art qui a le plus de chance de réussir à transmettre des valeurs communes est le cinéma. Internet peut aussi être utilisé comme lieu d'échanges de données ou de dialogue. Et pourquoi n'établirions-nous pas pour les jeunes un réseau bilingue ayant recours à des sous-titres dans toute sa programmation?
Isabel Bassett, présidente-directrice générale de TVO, a précisé que la culture et l'éducation sont intimement liées. En Ontario, plus d'un million de personnes parlent français. Il faut apprendre une langue autant à l'extérieur qu'à l'intérieur de la classe. Mme Bassett a décrit les divers moyens qu'utilise TVO pour favoriser l'apprentissage du français. Les deux réseaux de diffusion de TVO ainsi que son secteur de l'enseignement à distance ont chacun une programmation en français. TVO envisage l'instauration d'une programmation pour les enfants d'âge préscolaire qui vont entreprendre la prématernelle en immersion. L'enseignement à distance, déjà offert aux élèves en français langue seconde de la 10e année, sera bientôt offert aux élèves de 9e année. Un partenariat a été créé récemment avec Canadian Parents for French. TFO, le réseau francophone de TVO, élabore présentement un programme de langue pour aider les parents anglophones des élèves en immersion afin de renforcer l'apprentissage à l'extérieur de la salle de classe.
Groupe de travail sur les arts, la culture et les sports : défis et stratégies
Le groupe a énuméré les principaux défis : connaissance insuffisante des ressources culturelles et manque d'accès à celles-ci; trop peu d'importance accordée à l'apprentissage de l'autre langue; le français semble peu pertinent; besoin de financement et de ressources pour les programmes dans le domaine des arts; collaboration insuffisante entre les intervenants; et politiques gouvernementales mal coordonnées.
Les membres du groupe ont mentionné les stratégies suivantes : mieux coordonner les activités gouvernementales; appuyer les échanges linguistiques entre les groupes de soutien de la culture, des arts et des sports; utiliser les technologies de communication et d'information pour communiquer des modèles d'identification bilingue; rendre plus cohérentes les activités de promotion et de diffusion des institutions publiques; accentuer nos ressemblances tout en célébrant nos différences. Il faut faire une meilleure promotion des avantages du bilinguisme et faciliter l'accès aux ressources des grands diffuseurs. Pour « vivre en santé », il faudrait trouver des moyens de combiner les sports, les arts et la culture et l'apprentissage de la langue seconde, ont-ils dit.
Les membres ont illustré ces stratégies en donnant des exemples concrets d'actions à mener :
- Il serait avantageux d'utiliser des films qui ont du succès et qui sont universels, comme ceux de Denys Arcand, pour susciter l'intérêt envers le français. On peut utiliser la technologie pour faire la promotion de la culture. On devrait offrir des émissions en français et en anglais sur les mêmes chaînes de télévision.
- Le financement des gouvernements devrait viser les rapports entre les groupes artistiques. Il devrait y avoir des échanges entre, par exemple, des auteurs dramatiques et des vedettes du sport.
- On pourrait créer un « musée mobile » de la culture du Québec et le faire voyager dans des écoles d'autres provinces pour susciter l'intérêt des jeunes.
- On devrait optimiser l'utilisation des ressources des institutions publiques, par exemple les documents bilingues et biculturels d'institutions comme les Archives nationales du Canada, la Bibliothèque nationale du Canada, la CBC et la Société Radio-Canada. Ces institutions ont une grande quantité de documents de toutes sortes, mais beaucoup de Canadiens et Canadiennes ne le savent pas.
Pour réaliser les suggestions proposées, le groupe a songé à un ensemble d'organismes publics et privés. Parmi les organismes mentionnés, notons : les organismes regroupant le personnel enseignant, les universités et les facultés d'éducation; Connexion Jeunesse, Échanges Canada et la Société éducative de visites et d'échanges au Canada (SEVEC); le Conseil des ministres de l'Éducation, Canada (CMEC); les organismes de télédiffusion comme l'ONF, la CBC et la Société Radio-Canada ainsi que l'Aboriginal Peoples Television Network.
Engagements — Arts, culture et sports
Des participants ont pris les engagements suivants, en leur nom ou au nom de l'organisme qu'ils représentaient :
- Jack Jedwab, directeur exécutif de l'Association d'études canadiennes (AEC), utilisera les magazines de l'organisme (Canadian Issues/Thèmes canadiens, Canadian Diversity/Diversité canadienne) pour faire la promotion de messages bilingues positifs.
- La Bibliothèque nationale du Canada dressera un inventaire des produits et des ressources pédagogiques dans le domaine de la culture et des arts bilingues. Roch Carrier, administrateur général, utilisera les publications de la Bibliothèque pour promouvoir la connaissance et l'usage des ressources du patrimoine.
- Le commissaire de l'Office national du film, Jacques Bensimon, s'est engagé à être un catalyseur auprès des institutions des arts et de la culture, afin de coordonner les politiques et les investissements gouvernementaux et de raffermir la cohésion en ce qui concerne la promotion, la distribution et la diffusion des ressources culturelles.


