Coup d'œil sur le bilinguisme
| « La dualité linguistique doit être l'affaire de tous. Elle ne peut s'épanouir au Canada que si la majorité accepte son bien-fondé et y participe pleinement. Alors que le bilinguisme, dans les années 70, misait sur une transformation des institutions, on peut aujourd'hui l'envisager comme un atout personnel et collectif dans le contexte de la mondialisation. Donner aux jeunes la possibilité de devenir bilingues, c'est leur ouvrir des perspectives d'enrichissement culturel inédites et leur faciliter l'accès à la nouvelle économie du savoir et de l'information. » | |||||||||||||||||||||||||||||||||
| Dyane Adam, I. LES CANADIENS ET LES LANGUESSi 98 p. 100 des Canadiens parlent le français ou l'anglais, de nombreuses autres langues enrichissent le paysage linguistique canadien. Les langues les plus parlées au Canada, après le français et l'anglais, sont, dans l'ordre, l'espagnol, l'allemand, l'italien, le hindi, l'arabe, le chinois, le russe et l'hébreu. Dans le milieu du travail, la langue seconde la plus utilisée par les Canadiens de langue anglaise est le français, suivi de l'espagnol, de l'italien et de l'allemand. En 2001, 66 p. 100 des Canadiens connaissaient une seule langue, 28 p. 100 en connaissaient deux, 5 p. 100, trois et 1 p. 100, quatre. À des fins de comparaison, 53 p. 100 des Européens connaissent plus d'une langue. Source : Commission européenne, rapport 54, février 2001
Aux États-Unis, le recensement de 2000 rapporte que :
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| Plan d'action pour les langues officielles, gouvernement du Canada, mars 2003 II. LES LANGUES OFFICIELLES
LE BILINGUISME CHEZ LES JEUNES CITADINS Outre Montréal et Ottawa, plusieurs villes canadiennes comptent une proportion importante de personnes bilingues chez les jeunes de 15 à 19 ans.
Source pour sections I et II : Recensement du Canada, 2001 III. L'ÉDUCATION : UN MOTEUR DE CHANGEMENTPlusieurs données rendent compte de l'importance du bilinguisme dans les écoles. Selon Statistique Canada, durant l'année scolaire 2002-2003, près de 2 millions d'élèves ont suivi des cours de français langue seconde :
La même année, 560 000 élèves ont suivi des cours d'anglais langue seconde (Québec et Nouveau-Brunswick). Près de 50 p. 100 des élèves du système de langue anglaise suivent des cours de français langue seconde. Près de 60 p. 100 des élèves du système de langue française (Québec et Nouveau-Brunswick) suivent des cours d'anglais langue seconde.
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| [Traduction] - Rod Paige, Secrétaire d'État américain à l'Éducation, devant le American Council on the Teaching of Foreign Languages, 21 novembre 2003
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| [Traduction] - Stephanie Dick, diplômée du programme d'immersion, Bulletin de Canadian Parents for French, Calgary, février 2003
L'APPRENTISSAGE DES LANGUES À L'EXTÉRIEUR DE L'ÉCOLE En 2003, dans le cadre du programme Échanges Jeunesse Canada, plus de 4 300 élèves ont participé à des échanges linguistiques leur permettant d'améliorer leur connaissance de la langue seconde. Chaque année, le gouvernement du Canada remet des bourses à plus de 7 000 jeunes Canadiens afin qu'ils puissent perfectionner leur langue seconde durant le printemps ou l'été. Plusieurs autres groupes et programmes offrent aux jeunes Canadiens l'occasion de vivre des expériences langagières, y compris la Société éducative de visites et d'échanges au Canada (SEVEC), Katimavik et Jeunesse Canada au travail dans les deux langues officielles.
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| [Traduction] - Ministère de l'Éducation de l'Alberta, Handbook for French Immersion Administrators, 2002 IV. PERSPECTIVE INTERNATIONALE SUR L'ENSEIGNEMENT DES LANGUES SECONDESTous les pays de l'Union européenne imposent l'apprentissage d'au moins une langue seconde jusqu'à l'âge de 18 ans. On exige même l'apprentissage de deux langues secondes dans les écoles publiques dans 48 p. 100 des pays européens. En Europe, l'anglais est la langue seconde la plus enseignée, suivie du français. Source : Centre européen des langues modernes V. LES AVANTAGES ÉCONOMIQUES DU BILINGUISME
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| Source : Chamber Weekly CEO/Business Leader Poll, COMPAS, Financial Post, 1er décembre 2003
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| [Traduction] - The Hamilton Spectator, "It Pays to be Bilingual in Canada", 24 janvier 2004
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| [Traduction] - John F. Helliwell, « Langue et commerce », Albert Breton (dir.), Explorer l'économie linguistique, ministère du Patrimoine canadien, 1999
LES INDUSTRIES DE LA LANGUE : UNE INDUSTRIE EN PLEIN ESSOR Au Canada, la valeur du marché de l'enseignement des langues et de la traduction atteint 750 millions de dollars. Quelque 27 000 personnes y travaillent. Les nouvelles technologies de traduction semi-automatisée constituent un domaine de pointe. Son développement fait partie des activités du nouveau Centre de recherche en technologies langagières récemment mis sur pied dans la région de la capitale nationale. Source : Les Affaires, Cahier spécial, 6 septembre 2003 VI. UN RAYONNEMENT LITTÉRAIRE ENVIABLELes artistes canadiens, d'origine française, anglaise ou autre, se distinguent sur les scènes nationale et internationale. Plusieurs d'entre eux obtiennent des prix et distinctions pour des œuvres conçues dans leur deuxième langue officielle. Qu'elles soient conçues en français ou en anglais, les œuvres de nos artistes canadiens connaissent souvent une seconde carrière dans la deuxième langue officielle. En littérature, l'auteur de langue maternelle française, Yann Martel, a remporté le prix le plus prestigieux de la littérature anglaise, le Man Booker Prize de 2002 pour son livre Life of Pi. La version française de cette œuvre, traduite par ses parents, connaît un grand succès en France. Nancy Huston, originaire de Calgary, a remporté le Prix du Gouverneur général pour Cantique des plaines, qu'elle avait d'abord rédigé en anglais sous le titre Plain Song. Cette auteure renommée en France (Goncourt des lycéens et Prix du Livre Inter) entretient des liens serrés avec la communauté artistique québécoise. VII. UNE OPINION PUBLIQUE EN FAVEUR DU BILINGUISME
Source : Groupe Environics, mars 2003
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