3. Pratiques exemplaires

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Cette section traite des pratiques considérées comme étant exemplaires au sein de la communauté francophone de la région réunissant St. Isidore-de-Bellevue, Duck Lake, Domremy, St. Louis et Hoey. Ces pratiques ont été définies lors d’échanges entre les participants au groupe de travail et, par la suite, entre ceux-ci et l’équipe de recherche.

3.1 Bulletin communautaire multilingue

Pour faciliter le dialogue interculturel, la communauté francophone de Domremy publie un bulletin communautaire dans trois langues : en français, en anglais et en métis. Selon les commentaires recueillis, cette initiative a contribué au rapprochement des communautés.

3.2 Rassemblements multiculturels

La Société archéologique de la Saskatchewan organise un événement annuel sur le site archéologique de South Branch, lieu historique de traite de la fourrure de la Compagnie de la Baie d’Hudson. Lors de cet événement, les participants se laissent bercer par la musique des violoneux et mènent des fouilles archéologiques. Au menu : du bannock (pain artisanal) et de l’ours grillé. Le but de l’événement est de rassembler les communautés métisses, autochtones, anglophones et francophones autour d’un élément patrimonial commun de la région. En 2008, l’événement a rassemblé près de 200 personnes.

La Société historique de la Saskatchewan organise aussi annuellement la Journée du patrimoine. En septembre 2009, l’événement a été organisé conjointement avec la Ville de Duck Lake et avait pour thème L’arrivée des pionniers. L’activité, qui s’est déroulée en français et en anglais, présentait une vingtaine de tableaux historiques, dynamiques et interactifs. De plus, les visiteurs ont pu découvrir la création de l’Association Catholique Franco- Canadienne (maintenant l’Assemblée communautaire fransaskoise) et du journal Le Patriote de l’Ouest et faire la connaissance de personnages historiques locaux.

3.3 Tourisme régional

La St. Louis Historical Society a conçu, au cours des dernières années, des cartes géographiques présentant tous les sites historiques d’intérêt le long de la rivière Saskatchewan. Une trentaine de sites ont été répertoriés pour encourager les touristes à faire des excursions en canoë ou des visites guidées de la région en bateau.

3.4 Colloque sur le terroir

En février 2009, l’Institut français de l’Université de Régina et l’Assemblée communautaire fransaskoise ont organisé un colloque intitulé Terroir, identité & séduction, qui a permis aux participants de réfléchir sur la provenance des produits alimentaires. Représentants gouvernementaux, chercheurs, entrepreneurs, agriculteurs et consommateurs se sont rencontrés et ont discuté des nombreux avantages liés à la réorientation du développement rural. Ils ont participé à des ateliers présentés par des experts venus de tous les coins du Canada, de la France et de la Louisiane sur des sujets tels que le jardinage naturel, l’alimentation et la culture, le développement rural en Saskatchewan, la viande biologique, l’agrotourisme et les économusées.

L’événement a aussi donné aux organisateurs l’occasion de resserrer les liens avec d’autres communautés ayant mis en place des initiatives semblables, notamment celle de Charlevoix, au Québec.

3.5 Mobilisation communautaire autour de projets d’intérêts communs

Jusqu’à récemment, les communautés de St. Isidorede-Bellevue, de St. Louis et de Domremy géraient leurs espaces culturels communautaires séparément. Or,depuis peu, la gestion des activités culturelles des trois communautés a été regroupée et ce, grâce à la création d’un nouvel organisme. En effet, le Centre francophone Bellevue, Domremy et St. Louis (BDS) s’affaire désormais à gérer le Centre culturel de Bellevue et le Centre fransaskois de Domremy.

On s’attend à ce que le nouvel organisme puisse s’attaquer à des enjeux communs, comme l’amélioration des infrastructures routières. On s’attend également à ce que la gestion commune des activités culturelles diminue le dédoublement et la concurrence entre les activités en plus de donner un poids plus important à la communauté quant à la recherche de partenaires et de sources de financement. Cette concertation communautaire émergente aura sans doute un effet bénéfique sur le Projet du terroir.

Chaque année, le village de Domremy organise des camps d’été pour les jeunes de la région. Ces camps de jour offrent des activités de bricolage, de lecture et de baignade en français. Les communautés de la région travaillent aussi conjointement sur un projet de garderie. Selon les promoteurs du projet, le manque d’accès à des services de garderie freinerait l’arrivée de nouvelles familles dans la région.

3.6 Étude sur le Projet du terroir

À l’été 2008, une stagiaire travaillant sous la direction de l’Institut français de l’Université de Régina a mené une vaste étude sur le Projet du terroir. Elle s’est penchée sur les questions suivantes : En quoi les pratiques culinaires actuelles des trois groupes culturels (francophones, anglophones, métis) sont-elles le reflet de l’histoire de la région? Pourquoi et comment les pratiques culinaires se sont-elles transmises de groupe en groupe? Dans quelle mesure ces pratiques traduisent-elles les identités respectives de ces groupes? Quelles pratiques spécifiques peut-on associer à chacun de ces groupes? L’étude visait à comprendre la relation entre la culture et l’alimentation ainsi que les différents rapports que les trois groupes entretiennent avec leur alimentation. L’étude a également tenté de définir des stratégies de valorisation de ces cultures à travers les produits du terroir identifiés.



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