Faits saillants sur les langues officielles dans l’ouest canadien
Quelques statistiques
On compte 9,6 millions de Canadiennes et de Canadiens (30,7 p. 100 de la population) qui parlent le français et 26,6 millions (85 p. 100) qui parlent l’anglais.
En Alberta, 64 7501 personnes (1,9 p. 100) affirment avoir le français comme langue maternelle; en Colombie-Britannique, ce sont environ 59 000 personnes (1,4 p. 100) qui se déclarent de langue maternelle française.
Pourcentage et nombre de personnes bilingues dans les grandes villes canadiennes
| Montréal | 52 % (1 861 952 personnes) |
| Ottawa-Gatineau | 44,4 % (496 025 personnes) |
| Halifax | 12,1 % (44 875 personnes) |
| Winnipeg | 10,9 % (74 880 personnes) |
| Toronto | 8,3 % (418 505 personnes) |
| Edmonton | 7,6 % (77 950 personnes) |
| Vancouver | 7,8 % (162 790 personnes) |
| Calgary | 7,9 % (84 085 personnes) |
Mythes et réalités
Mythe :
Le bilinguisme est un échec et les Canadiens ne veulent pas en entendre parler, surtout dans l’Ouest du pays.
Réalité :
De plus en plus de Canadiens et de Canadiennes comprennent les avantages sociaux, politiques et économiques d’avoir deux langues officielles, et accordent un appui sans précédent au bilinguisme. Selon un sondage effectué par le Centre de recherche Décima en 2006, 7 Canadiens sur 10 sont personnellement d’accord avec le bilinguisme pour le pays tout entier ou pour leur propre province.
Bon nombre de parents en Colombie-Britannique veulent que leurs enfants maîtrisent les deux langues officielles. Ce n’est donc pas surprenant de constater que les inscriptions dans les programmes d’immersion de la province continuent d’augmenter de façon importante, connaissant une hausse de 4 p. 100 seulement pour l’année dernière. En outre, le Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique a célébré en 2006 son 10e anniversaire. Il y a maintenant 38 écoles francophones dans la province offrant un programme d’études complet de la maternelle à la 12e année.
L’Alberta est souvent citée comme un modèle de pratiques exemplaires en matière d’enseignement du français et d’appui à la communauté de langue officielle. Selon le sondage réalisé par le Centre de recherche Décima en 2006, 57 p. 100 des Albertains accordent plus d’importance au français comme langue seconde qu’à toute autre langue.
Mythe :
On ne peut pas parler de vitalité des communautés francophones de l’Ouest canadien, quand on voit à quelle vitesse cette population diminue année après année.
Réalité :
Entre 2001 et 2006, outre le Québec, seules les populations francophones de la Colombie-Britannique et de l’Alberta sont sorties gagnantes des échanges migratoires entre les provinces et les territoires. Par exemple, la communauté francophone de la Colombie-Britannique a accueilli environ 500 nouveaux arrivants francophones pendant cette période.
Il est vrai que les communautés francophones de l’Alberta et de la Colombie-Britannique ne sont pas comparables à celles des autres provinces, telles que l’Ontario et le Nouveau-Brunswick. On observe néanmoins, partout au Canada, dans plusieurs communautés minoritaires de langue officielle, une capacité de résilience qui est également présente dans les communautés francophones de l’Ouest canadien.
Les organismes communautaires et les institutions francophones de l’Ouest font preuve d’un dynamisme remarquable.
La communauté francophone de l’Alberta évolue à un rythme inégalé. Les secteurs de l’éducation, de la culture et de l’immigration ont tous montré des signes positifs au cours des dernières années. Un leadership renouvelé et renforcé se fait sentir dans une province qui jouit d’un développement et d’une croissance économique inégalés.
En Colombie-Britannique, la communauté francophone constitue un partenaire important de la Ville de Vancouver dans la planification des Jeux olympiques de 2010. Elle travaille avec le Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010 à Vancouver, et les organismes francophones du reste du Canada pour veiller à ce que les Jeux reflètent la dualité linguistique et la diversité culturelle du Canada. Il faut que le français et l’anglais aient un statut égal en tant que langues canadiennes afin de qualifier les Jeux de franc succès.
Par exemple, les habitants du quartier Maillardville, de la ville de Coquitlam, située dans la banlieue de Vancouver, sont fiers de leurs origines canadiennes-françaises et affichent une vitalité nourrie par des appuis politiques et du milieu d’affaires. Actuellement, des représentants de la Ville participent à l’élaboration du projet du Village francophone, une édition olympique du Festival du bois qui mettra en valeur la francophonie canadienne grâce à des manifestations culturelles en 2010.
Mythe :
Au Canada, le français est voué à perdre sa place de deuxième langue au profit du mandarin ou de l’espagnol.
Réalité :
Plus d’un Canadien sur cinq déclare avoir le français comme langue maternelle2 ce qui en fait la deuxième langue la plus parlée au Canada. En réalité, il y a presque un million de locuteurs dont le français est la langue maternelle et qui vivent à l’extérieur du Québec. Cela représente plus de personnes que tous les autres locuteurs qui parlent d’autres langues au pays, à part l’anglais.
Tous les Canadiens sont en mesure de s’approprier la connaissance des deux langues officielles. À titre d’exemple, environ 11 p. 100 des membres des minorités visibles âgés de 20 à 49 ans sont bilingues. Chez les personnes de 20 à 29 ans qui s’identifient comme membres d’une minorité visible, le taux de bilinguisme est encore plus élevé et s’établit à 16 p. 100.
Selon les données du recensement de 2006, seulement 20 p. 100 de la totalité de la population canadienne s’exprime dans une langue maternelle qui n’est ni le français ni l’anglais.
Notes
1. Après répartition des réponses multiples.
2. « Langue maternelle » signifie la première langue apprise à la maison durant l’enfance et encore comprise par la personne au moment du recensement (Recensement de 2006, Statistique Canada).


