Un gain important pour l’éducation en langue française
La communauté francophone de Summerside, à l’Île-du-Prince-Édouard, doit beaucoup à Noëlla Arsenault-Cameron et Madeleine Costa-Petitpas, des mères de famille qui se sont battues devant les tribunaux pendant de longues années pour faire ouvrir une école francophone dans leur région.
Auparavant, les enfants francophones devaient fréquenter soit une école francophone en dehors de Summerside, soit une école de langue anglaise. En 1995, des parents ont donc demandé à la province d’ouvrir une école francophone dans leur coin de pays, mais ils se sont butés à un refus. C’est alors que Noëlla Arsenault-Cameron et Madeleine Costa-Petitpas, avec la Fédération des parents de l’Île-du-Prince-Édouard, ont entrepris leur lutte juridique pour que leurs enfants aient la chance de recevoir leur éducation en français.
La Cour suprême de l’Île‑du‑Prince‑Édouard a donné raison aux parents francophones, mais cette décision a été annulée par la Cour d’appel de la province. L’affaire est alors portée devant la Cour suprême du Canada, qui a rendu sa décision en 2000, ordonnant qu’une école de langue française soit établie à Summerside.
Il s’agit d’une victoire historique, non seulement pour la communauté francophone du coin, mais aussi pour les communautés de langue officielle en situation minoritaire de tout le pays. En effet, c’est entre autres à cause de cette décision que les tribunaux ordonneront la mise sur pied d’écoles francophones dans d’autres provinces. De plus, ce jugement consolide le principe de la gestion scolaire par et pour les communautés et renforce le caractère collectif des droits à l’instruction dans la langue de la minorité.
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