L’immersion et ses répercussions en dehors du Canada
Le Canada a été le premier pays à concevoir et à mettre en place le modèle de l’immersion. Les Canadiens peuvent être fiers que d’autres pays s’en soient inspirés. Par exemple, aux États-Unis, on utilise ce modèle pour enseigner l’espagnol et le français; en Estonie, on y a recours pour enseigner l’estonien langue seconde aux russophones; tandis qu’en Allemagne, ce modèle sert à enseigner l’anglais.
Dans les programmes d’immersion, le français est non seulement l’une des matières à l’étude, mais c’est également la langue d’enseignement et de communication. En outre, à mesure que d’autres matières sont enseignées, comme l’histoire et la géographie, le français reste la langue d’enseignement.
D’abord mis à l’essai en 1966 auprès d’un groupe de 26 élèves de la maternelle de l’école primaire Margaret Pendlebury de Saint-Lambert (Québec), le modèle d’immersion en français constitue maintenant un programme général d’enseignement du français langue seconde offert à plus de 300 000 élèves au Canada.
Il est intéressant de constater qu’au Canada, on utilise également le modèle d’immersion pour enseigner d’autres langues, comme l’ukrainien à Edmonton (Alberta) et le mohawk en Ontario (les Six Nations of the Grand River) et au Québec (Kahnawá:ke). |