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À l’étude

Le commissaire aux langues officielles réclame un soutien accru à la recherche

« La recherche sur la dualité linguistique est un outil précieux pour les gouvernements qui élaborent des politiques et des programmes de même que pour les communautés elles-mêmes, qui veulent évaluer leur vitalité, leurs progrès et leurs besoins », a déclaré le commissaire aux langues officielles lors du lancement, en janvier dernier, de l’étude intitulée Le rôle des organismes fédéraux de financement de la recherche du Canada dans la promotion des langues officielles.

Cette étude se penche sur la situation des chercheurs des communautés de langue officielle en situation minoritaire et examine l’appui accordé aux langues officielles comme sujet de recherche. M. Fraser a transmis neuf recommandations pour faire en sorte que les chercheurs issus des communautés de langue officielle en situation minoritaire soient mieux équipés et mieux soutenus dans leurs efforts de recherche ainsi que pour stimuler la recherche sur les enjeux de la dualité linguistique.


Symposium sur les enjeux de la recherche sur les langues officielles

Le Symposium sur les enjeux de la recherche sur les langues officielles a eu lieu les 10 et 11 janvier dernier. Cet événement organisé par Patrimoine Canadien, en collaboration avec le Commissariat aux langues officielles et plusieurs autres ministères a réuni plus de 160 personnes. Les principaux intervenants francophones et anglophones (chercheurs, gouvernements, communautés) ont discuté de l’état actuel de la recherche sur les langues officielles au Canada et ont proposé des pistes pour en améliorer la pertinence. L’objectif est d’accroître l’utilisation de la recherche dans l’élaboration des politiques publiques afin de contribuer à la vitalité communautaire et à la dualité linguistique.

Les présentations et le compte rendu de cet événement sont accessibles sur le site Web de l’Institut canadien de recherche sur les minorités linguistiques (ICRML)Lien autre que le gouvernement du Canada.


Le portrait linguistique au Canada a changé

Carte du Canada

Statistique CanadaSite du gouvernement du Canada dévoilait le 4 décembre dernier les données du Recensement de mai 2006 portant sur les langues au Canada. Si certaines données traduisent des tendances positives, d’autres se révèlent préoccupantes.

À l’échelle du Canada, la population de langue maternelle française a légèrement augmenté en nombre réel depuis 2001. On peut se réjouir de la vigueur du français au Canada, puisque 110 000 personnes de plus qu’en 2001 ont le français comme langue maternelle. Au pays, la présence de quelque sept millions de francophones fait en sorte que la dualité linguistique est solidement ancrée dans l’identité canadienne.

Par ailleurs, nous constatons une hausse marquée de la population allophone : aujourd’hui, le cinquième des Canadiens n’a ni le français ni l’anglais comme langue maternelle. De leur côté, les populations de langue française et de langue anglaise forment respectivement 22 p. 100 et 58 p. 100 de la population du Canada.

La population de langue maternelle française à l’extérieur du Québec a légèrement diminué, passant de 980 000 à 975 000 personnes. Son poids relatif au reste de la population est de 4,1 p.100, alors qu’il était de 4,4 p. 100 en 2001. Si le nombre réel total de francophones reste stable à l’extérieur du Québec, la diminution de leur proportion est inquiétante.

La population anglophone du Québec a connu une légère hausse en nombre réel, passant de 919 000* personnes en 2001 à 995 000* personnes en 2006. Par ailleurs, il y a eu une hausse de l’usage du français à la maison chez les allophones du Québec.

La connaissance du français s’est accrue tant chez les anglophones que chez les allophones au pays, dont respectivement 9,4 p. 100 et 12,1 p. 100 sont bilingues. Il est très encourageant de constater qu’un nombre croissant de Canadiens et de Canadiennes tiennent à parler les deux langues officielles du pays. Il y a toutefois une ombre au tableau : le taux de bilinguisme des jeunes anglophones vivant à l’extérieur du Québec et âgés de 15 à 19 ans est passé de 14,7 p. 100 à 13 p. 100 en 2006. Ces données montrent que les gouvernements fédéral et provinciaux doivent mettre sur pied des programmes accessibles et efficaces afin de maintenir l’intérêt de la population envers l’apprentissage de leur seconde langue officielle.

Les données portant sur la langue de travail seront dévoilées en avril 2008.

Il ne s’agit pas nécessairement de leur langue maternelle. Dans ses tableaux mis en ligne dans son site Web, Statistique Canada utilise le critère de « première langue officielle parlée ». Ce critère permet d’obtenir un portrait beaucoup plus représentatif des diverses communautés.


Enquête sur la vitalité des minorités de langue officielle

Statistique Canada, en collaboration avec plusieurs partenaires fédéraux, a dévoilé certaines données de l’Enquête postcensitaire sur la vitalité des minorités de langue officielleSite du gouvernement du Canada.

Enquête sur la vitalité des minorités de langue officielleCette enquête  renferme une foule de données sur les comportements et les conditions sociales au sein des communautés de langue officielle. Il s’agit de la plus grande enquête jamais réalisée sur les langues officielles : plus de 35 000 répondants.

« Ce portrait présente un regard en profondeur sur les différents facteurs qui contribuent à la vitalité de la francophonie à l’extérieur du Québec et des communautés anglophones du Québec. Les résultats de l’enquête ne m’étonnent pas. Les données de  Statistique Canada illustrent ce que j’ai observé en visitant les communautés de langue officielle d’un bout à l’autre du pays. Même si les défis sont grands et varient selon les endroits, les citoyens veulent dans la mesure du possible vivre dans la langue officielle de leur choix. Les communautés ont vu la situation s’améliorer depuis 10 ans et elles sont relativement optimistes en ce qui concerne leur avenir », remarque  M. Fraser, commissaire aux langues officielles.

Cette enquête regorge de données sur les communautés de langue officielle qui animeront pendant plusieurs années les travaux de recherche dans ce domaine.